Gentilshommes verriers de l\'Ouest de la France

Gentilshommes verriers de l\'Ouest de la France

Quelques verreries de l'Est sarthois

Les verreries de cette partie de la Sarthe ne sont qu’une petite partie d’une vaste région qui s’étend du Vendômois au Perche. L’activité verrière y est très ancienne ; ainsi Jacqueline Bellanger la fait commencer dès le 12ème siècle au Plessis-Dorin (41).
On y croise des patronymes connus de verriers : Le Vaillant, de Bongars, Caqueray, de Brossard, de Ferré, de Megret, du Gastel, etc.
Pour le Perche Sarthois, la mention la plus ancienne d’une verrerie est à Montmirail en 1586. Il s’agit de la sépulture de « monsieur Jouanne italien verrier mary lors de la veufve monsieur de la Pepiniere vivant aussy verrier ».
On a aussi en 1593 le mariage de Bertranne Benard, de Melleray, fille de « Nicolas Benard verrier ». C’est dans cette paroisse de Melleray que décède en 1607 René de Brossard, sieur de la Bouverie, « gentilhomme de verrerie », mais on rencontre cette famille dès les années 1580. On ne connait pas précisément la localisation de cette verrerie, mais il existe en bordure de la forêt de Montmirail un toponyme la Borde. Or c’est à Melleray dans les années 1620 que le registre nous donne le nom de Marin de Brossard, sieur de la Borde ; ce nom figure également en 1631 dans la paroisse voisine de la Chapelle-Guillaume (28). C’est sans doute dans cet environnement qu’il faut situer l’activité verrière. Et rappelons que Melleray ne se situe qu’à quatre kilomètres de la verrerie du Plessis-Dorin.
A Dollon, les registres paroissiaux nous informent de la présence d’une branche de Brossard au début du 17ème siècle. Le rédacteur des actes ne signale jamais la sieurie des de Brossard, mais on sait qu’on y rencontre René de Brossard, sieur de la Bouverie. On peut donc penser qu’il y eut une verrerie pendant quelques années mais il n’y en a aucune trace dans la toponymie.
La verrerie des Loges (commune de Coudrecieux) est attestée dès les années 1620, mais elle devait exister auparavant. En 1622, monsieur d’Estourville est qualifié de « maître de la verrerie des Loges » ; il s’agit de Léonard de Bongars, époux de Renée de Brossard. On y rencontre également un François de Bongars « gentilhomme de verrerie » inhumé en 1623. L’activité sur ce site se poursuit jusqu’au début des années 1640. Est inhumé le 8 mars 1641 dans le cimetière des Loges François d’Ifernel, « marchand de verre ». En 1643 est cité Jacques de Brossard, sieur de Douville comme parrain. C’est la dernière fois que l’on rencontre un de Brossard aux Loges.
On constate d’ailleurs un glissement vers l’ouest depuis le milieu des années 1620. Ils se sont déplacés vers les paroisses voisines du Breil-sur-Mérize et de Saint-Michel-de-Chavaignes. Ainsi le couple Jacques et Elisabeth de Brossard est cité pour la première fois en 1626 au Breil. En 1632, un acte signale la sépulture d’un enfant de Moïse « tiseur des verriers ». Les de Brossard sont cités pour la dernière fois en 1634 au Breil. Ils apparaissent ensuite à Saint Michel à partir de 1637 où on croise les familles de Bongars, de Mathieu, de Mégret et de Bruslé. Ensuite, ces verriers partent vers deux autres pôles : Oizé et Saint-Georges-du-Rosay pour les principaux. Il n’y a plus de familles verrières après 1643 à Saint-Michel-de-Chavaignes.
Il faut attendre le début 1670 pour que des verriers s’installent à nouveau aux Loges. Ce sont les Le Vaillant. Le 16 février 1671, « Jean le Vaillant ecuier fils de deffunt Claude le Vaillant ecuier sieur de la Vauville et de damoiselle Marie Cacret » épouse Julienne Villaine.



01/02/2012
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